Librairie

Dans le cadre de ce manifeste, quoi de mieux que d’illustrer nos propos par des ouvrages reprenant tout ou partie des idées développées dans le manifeste et des ouvrages aux idées intéressantes.
Ouvrages mis en avant :


Les scientifiques jouent-ils aux dés ? Idées reçues sur la science


Sous la direction de Richard-Emmanuel Eastes et Bastien Lelu

Préface de Dominique Pestre

éd. Le Cavalier Bleu, collection “Idées Reçues Grand Angle” – 18 euros

Les scientifiques espèrent-ils gagner lorsqu’ils jouent au Loto ? Ont-ils plus peur en avion qu’en voiture ? Ou bien sont-ils systématiquement rationnels et froids dans leur vie de tous les jours ?

En quoi consiste leur travail quotidien ? Qui sont-ils vraiment ? Détenteurs du seul « vrai » savoir pour certains, dangereux apprentis sorciers pour d’autres, ils sont bousculés par les questions que soulèvent sans cesse les avancées technologiques, sur fond de crises sanitaires et environnementales. Ces dernières appellent à une prise de recul critique destiné à mieux comprendre la nature de la science, pour déterminer ce que l’on peut vraiment en attendre et quelles en sont les limites. C’est l’objectif de cet ouvrage qui analyse nombre d’idées reçues sur la science et sur ceux qui la font. Il est le fruit de la réflexion d’une dizaine de jeunes scientifiques du groupe Traces, animés par une passion commune : communiquer la science prise au coeur des enjeux de société.

Bon de commandeCommander en ligneEntretien avec les coordinateurs


Pour une éducation au développement durable


Francine Pellaud

éd. QUAE – 15 euros

Sujet médiatique depuis vingt ans, le développement durable est enfin entré dans les programmes scolaires. Cet enseignement imposé, avec des thèmes qui n’entrent pas vraiment dans les disciplines telles que l’école les connaît, a bien du mal à prendre forme.
Cet ouvrage reprend, explore et évalue les définitions habituelles reliant « environnement », « social » et « économique » dans un ensemble de cercles qui se recoupent. À partir de cette analyse, il met au jour les spécificités liées à l’éducation au développement durable.
Tenant à distance l’utopie et sans donner de recettes, il suggère, à partir d’exemples tirés de la pratique, des outils pédagogiques et des méthodes pour un enseignement dynamique et interdisciplinaire du développement durable, adapté à chaque situation.

Bon de commandeCommander en ligneFeuilleter l’ouvrage


Vers une agriculture choisie


Richard-Emmanuel Eastes

éd. Le Cavalier Bleu, collection “Idées Reçues Grand Angle” – 18 euros

Après plusieurs décennies de crises et au coeur des grands enjeux de demain, malmenée et en même temps forte de nouvelles compétences, l’agriculture en est aujourd’hui à l’heure des choix. Choix technologiques d’abord, avec des possibilités inédites pour les agriculteurs en termes de matériels, de sélection des plantes et de protection des cultures. Choix sociaux ensuite, pour des formes d’agriculture qui soient davantage en accord avec la diversité des valeurs de notre société. Ces choix nécessitent d’informer, de clarifier, d’apprendre à reconnaître quelles sont les sources crédibles, et, sur cette base, d’échanger et de confronter. Pour que l’agriculture de demain soit choisie et non subie, voulue par tous plutôt qu’imposée par quelques-uns.

Bon de commandeCommander en ligneEntretien avec l’auteur


100 mots pour commencer à penser les sciences


Isabelle Stengers, Bernadette Bensaude-Vincent

éd. Les empêcheurs de penser en rond, 2003 ~ 20€

Présentation de l’éditeur :Ce livre s’adresse aux étudiants, afin qu’ils abordent les sciences sans complexes et sans dévotion mais aussi aux citoyens pour qu’ils ne se laissent plus intimider et même aux militants afin qu’ils approfondissent leurs raisons d’agir.
Les 100 mots choisis sont volontairement assez communs et très divers. On ne pouvait pas reprendre fidèlement ceux qu’utilisent les chercheurs car on se serait vite retrouvée avec un idiome digne de la Tour de Babel. Il s’agissait aussi d’éviter les clichés insipides sur la science en général, ou de se laisser entraîner dans les querelles sans fin entre philosophes des sciences. Les 100 mots se répartissent entre 10 thèmes : le fonctionnement (aspects sociaux), l’équipement (aspects matériels), les images d’Épinal, les idées reçues, les exclus (les termes repoussoirs), le changement scientifique, l’épistémologie, les enjeux philosophiques, les enjeux socio-politiques, l’unité/diversité.
Les sciences ne se présentent pas sous la forme d’un front uni. Elles ressemblent beaucoup plus à un archipel… avec des ports aménagés, des routes, des murs, des habitants différents qui ont entre eux des échanges codifiés et s’adressent d’une autre manière à ceux qui n’y habitent pas. C’est cet archipel qu’il faut apprendre à aborder en ouvrant de multiples voies concrètes à une interrogation sur l’identité de l’entreprise scientifique.
Il ne s’agit donc pas de se contenter d’une histoire qui raconterait les triomphes d’une science autonome, désintéressée, internationale, universelle… en oubliant que chaque « fait établi » a toujours été l’objet de controverses, a été un enjeu déchirant les acteurs.


Les Simpson et la science


Marco Malaspina
éd. Vuibert, 2007 ~20€

Présentation de l’éditeur :A tous ceux que la science ne laisse pas indifférents – qu’ils soient profanes ou savants – Marco Malaspina propose de redécouvrir les grands problème scientifiques d’aujourd’hui avec humour… dans le canapé des Simpson! Au programme: le nucléaire, les OGM, la querelle du créationnisme et bien d’autres questions que nous pose très sérieusement la science au quotidien. En zappant entre les meilleurs épisodes – dont les dialogues irrévérencieux e sarcastiques sont fidèlement restitués – l’auteur met en lumière le regard. critique que porte sur la science la célèbre série télévisée. Pour tous les fans qui veulent redécouvrir leur dessin animé fétiche sous l’angle de la vulgarisation scientifique, mais aussi pour tous ceux qui recherchent une approche non académique de la science, ce livre est un guide sans équivalent. I permet de saisir toute la modernité de la série et la pertinence de son regard su la société occidentale. C’est en effet nos valeurs et notre mode de vie qui, par l’intermédiaire de cette famille américaine moyenne, sont auscultés et critiqués.


La pierre de touche (la science à l’épreuve…)


Jean-Marc Lévy-Leblond
éd. Gallimard, 1996 ~ 10€

Présentation de l’éditeur :La science est-elle moderne? La “révolution scientifique” a-t-elle eu lieu? Sommes-nous véritablement passés de l’obscurantisme des sciences “occultes” aux lumières des sciences véritables? Il existe de fortes raisons de douter que la coupure soit aussi radicale que le croit l’opinion courante.

Si critiques d’art, critiques littéraires, critiques musicaux, critiques de cinéma ont droit de cité, il n’y a pas de “critiques de science” reconnus pour tels. ce paradoxe, qui obère toute tentative pour intégrer la science au sein du monde de la culture, est le moteur des textes ici rassemblés. Ils visent tous à dépasser le stade d’une critique de la science, trop extérieure et à l’efficacité limitée, pour développer une critique de science, qui porte la réflexion au coeur de l’activité scientifique – dans ses rapports avec le politique, avec sa propre histoire comme avec l’art ou la langue.


Science, argent et politique, un essai d’interprétation


Dominique Pestre
éd.Inra éditions ~ 10€

Présentation de l’éditeur :Étroitement liées aux autres activités humaines, les sciences ont toujours intéressé les pouvoirs, qu’ils soient économiques ou politiques, et leurs développements ont toujours été marqués par eux. Inversement, les sciences ont souvent offert des outils neufs permettant aux puissants de transformer radicalement la nature et les sociétés.

Dans ce livre, cette thèse est étayée par une relecture des régimes de production des savoirs qui se sont succédé en Occident depuis le XVIe siècle et de leurs effets sur nos rapports au monde et à la nature. L’auteur insiste sur les trente dernières années, caractérisées par l’apparition d’un régime des savoirs qui opère de plus en plus entre académies et marchés, entre bien public et intérêts marchands, et par une production de risques nouveaux issus d’une techno-science organiquement liée au monde industriel.


La science contre l’opinion, histoire d’un divorce


Bernadette Bensaude-Vincent
éd. Les empêcheurs de penser en rond ~ 20€

Présentation de l’éditeur :L’actualité ne cesse de nous renvoyer des images contradictoires du public : tantôt admiratif et béat devant les prouesses scientifiques, tantôt contre-pouvoir qui défie l’autorité des experts. L’opinion est perçue soit comme une masse amorphe, manipulable, soit comme une puissance souveraine. Tout aussi contradictoires sont les images de la science : tour à tour sérieuse ou aventureuse, menaçante ou rassurante, la science nous est présentée à la fois comme une autorité souveraine et comme une puissance de critique ou de rébellion contre l’autorité.
Ces ambivalences ont des racines historiques qui remontent à l’origine grecque de la science occidentale. Ce livre retrace les moments forts de la confrontation entre science et public. Chaque figure de la science se dessine en regard d’une figure correspondante de l’opinion : de la science «populaire» d’un Auguste Comte au XIXème siècle à la science «citoyenne» des conférences de consensus actuelles, on est tenté de dire que « la science a l’opinion qu’elle mérite »…